Le Spi fait le show en baie de Quiberon !

Deuxième jour de course au Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest. La journée a démarré en fanfare avec la grande parade Voiles et Voiliers, accompagnée en musique par le Bagad d’Auray. Près de 390 équipages ont pris tous ensemble la direction du large, offrant un magnifique spectacle dans le chenal de La Trinité-sur-Mer, sous les yeux d’un public conquis.

Les concurrents ont ensuite rejoint leur rond de course respectif et les comités de course ont pu lancer les hostilités. Les premières courses ont été envoyées à 11h00, dans un vent de 15 nœuds, forcissant progressivement tout au long de la journée. Sous un ciel bleu éclatant et sur une mer légèrement formée, les conditions ont offert un terrain de jeu idéal… et un spectacle grandiose.
Au programme : des parcours construits et de longs côtiers entre 21 et 50 milles en fonction des séries.

Clap de fin en beauté avec une arrivée sous spi pour tous : des dizaines de voiles colorées à l’entrée du chenal, une superbe explosion de couleurs sur l’eau… un final magique.

Pour demain dimanche, un vent d’ouest à nord-ouest est attendu en baie de Quiberon, offrant un plan d’eau plutôt calme et peu agité. Quelques faibles précipitations sont possibles en matinée, avant une amélioration progressive au fil des heures. L’après-midi s’annonce de plus en plus lumineuse, avec un ciel qui se dégage et un vent autour d’une quinzaine de nœuds, régulier et bien établi. Bref, une journée quasi parfaite en perspective !

Ils ont dit

Catherine Chabaud, Ministre de la Mer et de la Pêche : « Le Spi Ouest-France Banque Populaire Grand Ouest, c’est un grand rendez-vous de la voile, à la fois national et international. On y retrouve toutes les générations et tous les niveaux, dans un cadre exceptionnel ici, en baie de Quiberon. C’est un événement qui compte beaucoup pour moi, j’y ai couru dès 1985, et c’est toujours un plaisir d’y revenir.
Même sans courir cette année, je viens retrouver le monde des marins. C’est vraiment ma famille. Et le spectacle sur l’eau, comme la parade ce matin, est toujours magique.
En tant que ministre de la Mer, je suis aussi très mobilisée sur la situation des pêcheurs. Je viens ici saluer les plaisanciers, mais aussi m’inspirer de leur univers pour réfléchir à des solutions, notamment sur la décarbonation de la flotte de pêche.
La plaisance peut être une source d’innovation : voile, kite… autant de pistes pour aider la pêche à évoluer. Ce sont des enjeux majeurs, et il est essentiel de permettre aux pêcheurs de continuer à exercer leur métier. »

Gaël Le Cléac’h, skipper de l’Open 5.70 All Purpose : « En Open 5.70, c’est très rigolo, c’est sympa… mais c’est humide ! On est quand même trempés. Il y a du match, ça joue bien, et on est content de réussir à s’en sortir. Pourtant, c’est une série très jeune, avec des équipages qui tirent fort. Mais c’est aussi ce qui fait tout l’intérêt : la série est vraiment très dynamique. Et surtout, c’est super bien organisé, le comité de course sur l’eau est top. » 

Marc Vaillier, équipier à bord de Spacer (Sun Fast 3200) : « Mon premier Spi Ouest-France remonte à 1983, sur un vieux half-tonner… Cette année, je navigue  sur un Sun Fast 3200, un bateau dont j’ai participé à la conception. C’est plus pratique pour moi aujourd’hui : ça me permet de rester à l’aise à bord et de continuer à me faire plaisir. Le Spi, c’est devenu avant tout un rendez-vous pour retrouver des amis, partager des moments conviviaux et profiter sur l’eau. Pendant longtemps, c’était presque un travail pour moi. Aujourd’hui, il en reste un petit peu, mais c’est surtout du loisir et du plaisir. »

Kevin Peponnet, barreur du Class40 Amarris : «  Ca me change de naviguer en Class40 ! C’est un peu la corde qui me manquait à mon arc. Comme dit Achille (Nebout), on fait quand même des parcours plus petits par rapport à ce qu’ils font d’habitude sur ces bateaux offshore. Mais c’est vraiment génial de naviguer entre potes et de goûter à cette expérience du large. Dès que j’ai l’occasion de naviguer sur ce type de bateaux, je signe — et là, en plus, avec des amis, c’est vraiment plaisant. Le Spi, j’en ai fait pas mal, surtout en Diam 24 entre 2016 et 2020, et aussi quelques éditions en Open 7.50. Mais là, c’est une première en Class40, même une première navigation sur ce support. Je suis agréablement surpris : malgré ses 40 pieds et son côté imposant, le bateau est très léger à la barre, ça plane vite, c’est hyper agréable. »

Achille Nebout, skipper du Class40 Almarris : « Les conditions évoluent un peu aujourd’hui : moins de pluie, peut-être plus de soleil cet après-midi. Le vent a basculé de 90 degrés sur la gauche, il est désormais plein Sud, donc il y aura sûrement un peu plus de mer. Mais pour nos bateaux, on a l’habitude, ce ne sera pas très formé pour nous. Aujourd’hui, on part sur un grand parcours, on va naviguer, aller vers Belle-Île, longer les îles… ça s’annonce comme une belle journée sur l’eau. Sportivement, ça se passe plutôt bien : on a remporté la course d’hier, ce qui est encourageant avec un équipage qui ne se connaissait pas forcément et dont certains découvraient le bateau. C’est une bonne entrée en matière. L’idée, c’est de continuer sur cette dynamique, tout en prenant du plaisir entre copains et en naviguant propre. »

Franck Le Gal, à bord Pen Koent (IRC3) : « Le Spi ? Je ne sais même plus combien j’en ai fait… peut-être une vingtaine ! C’est un rendez-vous que je connais bien. Cette année, je navigue en IRC3 sur Pen Koent, un First 40.7 skippé par Manu Le Men. On avait remporté le Spi il y a 5 ou 6 ans, et ils m’ont réinvité, donc je suis revenu avec plaisir. À bord, je suis au réglage. Le Spi, c’est vraiment la rentrée des classes de la voile : on retrouve les pros, les anciens comme moi, mais aussi beaucoup d’amateurs éclairés, passionnés. C’est un mélange unique, et c’est ce qui fait tout le charme de l’événement. Sur l’eau, ça régate bien ! En IRC3, il y a de vrais matchs, et même en temps réel on se bagarre avec des A35 pas très loin derrière, donc ça pousse à être performants. Et puis l’organisation est bien rodée : après toutes ces années, tout est calé, les ronds sont bien gérés… c’est vraiment agréable de naviguer ici. »

Sandrine équipière à bord du Grand Surprise Energumène après le point météo de Jean-Yves Bernot : « Je navigue en Grand Surprise au poste de numéro 1. J’ai déjà participé à quelques Spi, peut-être entre trois, donc je commence à bien connaître l’événement. Le point météo du matin, pour nous, c’est surtout un complément d’information. C’est intéressant pour affiner des détails, comme le positionnement sur le plan d’eau ou les options de départ. Ce sont des petites infos en plus., Le Spi, pour nous, c’est un rendez-vous incontournable. On vient avec un groupe de copains avec qui on navigue en Belgique, on régate tout l’hiver ensemble, et ici c’est un peu la transition : la fin de la saison hivernale et le lancement de la saison avec des conditions plus clémentes. Il y a l’ambiance, la fête, le plaisir de naviguer, mais aussi le niveau qui monte d’un cran avec la présence de pros sur les mêmes ronds. C’est un mélange unique entre compétition et convivialité, et aussi une bonne mise en jambe avant l’été. »

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